Ces derniers temps, la ville de Kinshasa est régulièrement touchée par de fortes pluies accompagnées d’inondations aux lourdes conséquences humaines, matérielles et sanitaires. Ces événements, devenus préoccupants, ne doivent pas être analysés uniquement sous un prisme politique ou émotionnel, mais plutôt dans un contexte global marqué par le réchauffement climatique et les changements climatiques.
Le changement climatique, une réalité actuelle
L’intensification des précipitations observée récemment à Kinshasa s’explique en grande partie par les dérèglements climatiques mondiaux. La hausse des températures perturbe les cycles naturels de pluie, entraînant des averses soudaines, abondantes et parfois imprévisibles. Cette situation ne concerne pas uniquement la RDC, mais affecte de nombreuses villes à travers le monde.
Malheureusement, certains ennemis de la République exploitent ces catastrophes naturelles pour faire croire à la population que le gouvernement serait l’unique responsable de ces inondations. Une telle lecture est non seulement réductrice, mais aussi trompeuse, car elle occulte la dimension climatique de ces phénomènes.
La part de responsabilité de l’État congolais
Reconnaître l’impact du changement climatique ne signifie pas dédouaner l’État de ses responsabilités. Le gouvernement congolais a l’obligation de mieux communiquer avec la population afin d’expliquer les causes réelles des inondations, de prévenir les risques et de lutter contre la désinformation.
L’État doit également renforcer :
- le curage régulier des caniveaux ;
- la réhabilitation et la construction de systèmes de drainage efficaces ;
- l’aménagement urbain adapté aux nouvelles réalités climatiques ;
- les mécanismes d’alerte et de prévention en période de fortes pluies.
La responsabilité citoyenne
La gestion des inondations ne dépend pas uniquement de l’État. L’insalubrité, le jet anarchique des déchets dans les caniveaux et les rivières aggravent considérablement la situation. La propreté de Kinshasa est une responsabilité collective.
Chaque citoyen doit contribuer en :
- respectant les règles de salubrité publique ;
- évitant de jeter les déchets dans les caniveaux ;
- participant aux opérations de nettoyage communautaire.
Une responsabilité partagée face à un défi climatique
Les inondations observées ces derniers temps à Kinshasa résultent d’une combinaison de facteurs climatiques, structurels et humains. La solution passe par une action conjointe : un État plus prévoyant et mieux organisé, une population plus consciente et disciplinée, et une communication claire pour contrer la manipulation et la désinformation.
Le changement climatique est une réalité. Kinshasa doit s’y adapter dès maintenant pour réduire les risques et protéger ses habitants. Le tonnerre